|
ANNUAIRE DE SITES JURIDIQUES : |
|
|
ANNUAIRE DE CABINETS D'AVOCATS D'AFFAIRES : |
A l’heure de la libéralisation du nommage sur Internet qui suscite l’effroi des propriétaires de marques, le typosquatting est un phénomène en pleine expansion.
De quoi s’agit-il ? C’est une forme de cybersquattage qui se fonde principalement sur les fautes de frappe commises par les internautes au moment de saisir une adresse web dans un navigateur (nom mal orthographié, erreur d’extension, absence de point après www., etc.).
Concrètement, il s’agit pour le typosquatteur d’acheter tous les noms de domaine dont l’orthographe est proche de celle d’un site très fréquenté, afin que l’internaute faisant une faute d’orthographe involontaire soit dirigé vers son propre site.
Quels risques les propriétaires de marques encourent-ils ? Ils sont multiples. Du risque de percevoir un lien entre le site vers lequel l’internaute est involontairement dirigé et l’entreprise qu’il recherche, aux infections de logiciels espions et de virus, à la captation de la correspondance vers le site officiel, aux redirections à des contenus préjudiciables (pornographie, xénophobie, etc.) ou simplement vers un page Web où figurent des liens publicitaires ; tous ces désagréments risquent d’évidence de rejaillir sur l’image du propriétaire de la marque usurpée.
Que faire ? Tout d’abord, vérifiez que les réservations de noms de domaine ont bien été effectuées dans les extensions Internet stratégiques pour le propriétaire de la marque.
Ensuite, instituez une surveillance, à titre de nom de domaine, sur les marques générant le plus de trafic sur Internet afin de détecter à la source toute tentative de détournement.
Enfin, en cas de typosquatting avéré, une panoplie de contre-mesures est disponible, de la simple lettre de mise en demeure aux procédures administrative de type UDRP et judiciaire.
Par Philippe Rodhain
Conseil en Propriété Industrielle
Chargé d’enseignement à l’Université Montesquieu Bordeaux IV
Associé Fondateur - IP SPHERE