Droit, Technologies, et Propriété intellectuelle
Actualités et analyses
  Accueil - Alertes sur nouveaux articles, RSS et newsletter - Publier - - Nous écrire |
- Généralités
- Commerce électronique
- Protection des données personnelles, vie privée et sécurité
- Droit d’auteur appliqué aux nouvelles technologies
- Signature électronique
- Noms de domaine
- Diffamation et internet
- Généralités
- Signes distinctifs (marques, appellations d’origine...)
- Droit des Brevets
- Propriété Littéraire et Artistique
- Droit de la concurrence, concurrence déloyale - parasitisme
- Consommation et Communication
- Médias et presse
- Dessins et Modèles
Informations diverses
(84 articles)
- Pratique professionnelle et documentation
- Portraits et interviews de juristes, avocats...
- Travaux et mémoires en ligne
- La revue en PDF

EMPLOI :
Visitez et utilisez la rubrique Emploi du village de la justice, le site leader pour l'emploi des juristes
ANNUAIRE DE SITES JURIDIQUES :
Avec Juriguide.com, Annuaire de sites juridiques :
- Sites en droit des Nouvelles Technologies
- Sites en droit de la Propriété Intellectuelle
- Tous les sites juridiques (plus de 4500 sites !)
ANNUAIRE DES PROFESSIONNELS DU DROIT DES AFFAIRES :
Avec Lawinfrance.com
















Rubrique : Propriété Intellectuelle / Droit des Brevets


Rémunération pour invention de salarié, par Muriel Aupetit, Ingénieur Brevets

Publication : vendredi 27 mars 2009.
 

La réglementation des inventions de salariés est notamment contenue dans l’article L. 611-7 du Code de la propriété intellectuelle quant à l’attribution d’une invention, et l’article L. 615-21 qui institue la Commission Nationale des Inventions de Salariés (CNIS) de conciliation pour employeurs et salariés.

Parmi les différentes attributions que distingue la loi, la plus courante est celle dite de mission, pour laquelle l’invention réalisée par le salarié dans le cadre de l’exécution d’un contrat de travail comportant une mission inventive, appartient à l’employeur. Le salarié doit en contrepartie bénéficier d’une rémunération supplémentaire fixée par les conventions collectives, les accords d’entreprises, et/ou les contrats individuels de travail, et à défaut par la CNIS ou le tribunal de grande instance (TGI).

Cette rémunération supplémentaire est à distinguer du salaire de base et des autres indemnités sur le bulletin de salaire. Ainsi en a-t-il été jugé en cour d’appel.

En l’espèce, un salarié avait demandé à son employeur une rémunération supplémentaire pour chacune de ses inventions pour lesquelles ont été déposées des demandes de brevet. L’employeur s’y refusant, le salarié saisit la CNIS. Le salarié, considérant la somme allouée par la CNIS comme insuffisante, assigna son employeur devant le TGI. L’employeur, débouté, fit alors appel.

On retiendra que la qualité d’inventeur a été valablement reconnue au salarié, du fait de la mission inventive qui lui avait été expressément confiée, de sa désignation en tant qu’inventeur dans les brevets, et de l’application des brevets dans le domaine d’activités de la société, mais que le salarié n’a « pas perçu de rémunération supplémentaire du moins individualisée comme telle sur ses fiches de salaires ».

En outre, la rémunération supplémentaire doit être calculée en fonction, entre autres, du nombre d’inventeurs désignés et de l’exploitation de l’invention. Une prime de dépôt est par ailleurs usuellement attribuée pour les inventions qui ne seraient pas exploitées dans l’immédiat.

En résumé, il importe que l’employeur établisse avec justesse et rigueur la désignation d’inventeur lors du dépôt de brevet, et rémunère l’inventeur, de façon obligatoire, en identifiant la somme en tant que telle sur le bulletin de salaire, distinctement du salaire de base.

Muriel AUPETIT, Ingénieur Brevets

Cabinet WAGRET, Conseils en Propriété Industrielle

http://www.wagret.com

CA Paris, 4e ch., sect. B, 28 nov. 2008



Visitez aussi :
Réseaux du Droit Village de la Justice Juriguide, annuaire de sites juridiques