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Les néologismes A+B : Des entités modestes mais utiles, pourtant ignominieusement pourchassées

Publication : lundi 5 juillet 2010.
 
Par Jean-Denis DUPUY-MANAUD, Avocat - Trademarkers.fr (Service de Recherches d’antériorités de marques figuratives et verbales).

S’agissant de demandes d’enregistrement d’une marque communautaire construite en A+B où A et B sont descriptifs des caractéristiques d’un produit (que l’on désignera par le « Néologisme A+B »), l’OHMI tient à peu près ce langage...

(PNG)

Donc refus, apparemment imparable. Dans un cas particulier, l’auteur a quand même cherché à approfondir en proposant à l’examinateur l’argumentsuivant : le principe dit que les Néologismes A+B sont acceptables pour autant que la marque n’informe pas le public, or ma marque est en l’espèce une combinaison nouvelle qui n’apportede ce fait aucune information au public, vous devez donc l’accepter. Un Néologisme A+B est-il nécessairement dépourvu de caractère distinctif, du seul fait qu’il combine des termes génériques ?

L’examinateur a refusé l’enregistrement à nouveau mais en apportant aux débats l’arrêt du TPICE Wieland-Werke du 12/01/2005 (T-367/02 à 369/02), soit en substance :
-  Le Néologisme A+B est refusé sauf s’il existe un écart perceptible entre le néologisme et la somme des éléments qui le composent,
-  un écart se trouve lorsque le néologisme crée une impression suffisamment éloignée de celle produite par la simple réunion des indications apportées par les éléments qui le composent, en sorte qu’il prime la somme des dits éléments.

Il a ainsi et avant tout concédé que le refus n’était pas inévitable, importanteexception à la généralité de DKV initialement opposé. Mais il s’est rattrapé rapidement en posant que dans le cas étudié, l’écart ne se trouvait pas assez pour primer la simple somme des racines. Il sauvait ainsi le caractère informatif - « information » signifiant « la réunion des indications » - qu’il cherchait à obtenir.

Certes, ce refus paraît un peu péremptoire mais cela arrive aux examinateurs ! Il n’aurait donc pas mérité un examen plus serré si un événement curieux ne s’était pas produit : au même moment, les bureaux des marques de pays très significatifs dans la concurrence -rien de moins que les USA, le Japon, et le Canada - acceptent cette marque à l’enregistrement sans barguigner. Cette divergence révèle une tension autour de ce que l’examinateur n’a pas proposé, un outil de mesure cet « écart », la définition du seuil au-dessus duquel on peut espérer atteindre la fameuse « primauté » au sens de Wieland-Werke.

(...)

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Lisez l’analyse complète ci-joint au format PDF.

Par Jean-Denis DUPUY-MANAUD, Avocat
[Email]
Trademarkers.fr



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