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Rubrique : Droit des Technologies de l’information (TIC) / Signature électronique


La signature électronique par téléphonie mobile

Publication : lundi 22 avril 2002.
 

Orange teste depuis février 2002 un système de signature électronique par l’intermédiaire de la carte SIM. L’un des partenaires de l’opérateur Orange est Gemplus, le "pro" de la carte à puce. Le procédé de cette signature électronique est simple : une clé unique d’identification est insérée dans la carte SIM de chaque abonné ; celui-ci peut alors effectuer une transaction en complétant l’identification de la clé (incluse dans sa carte SIM) par la frappe d’un code de sécurité sur son clavier. Ce code de sécurité permet alors d’envoyer un SMS de validation d’opération à sa banque.
On aurait pu penser qu’Orange répercuterait la transaction effectuée par l’abonné, sur la facture de son abonnement téléphonique. Mais comme l’e-carte bleue, la transaction s’effectue directement avec la banque de l’abonné.
L’avantage de ce système de paiement pour les commerçants est que les acheteurs pourront plus difficilement "répudier" leur achat en ligne. Car pour la carte bleue, seule la signature sur papier ou l’entrée du code secret ont une valeur légale de validation, ce qui permet à un "cyberacheteur" de contester un paiement en ligne par le moyen d’une carte bleue.
Orange ne cherche pas à limiter ce système de signature électronique au commerce électronique pur, mais a l’intention de le tester pour d’autres services, comme les jeux du hasard, le B to B ou les télédéclarations administratives.
Comparé au lancement de l’e-carte bleue, ce système a le mérite d’avoir un code secret permanent et non un "mot de passe dynamique" qui n’est que momentané, ce qui est plus pratique pour le consommateur.

Cependant, à travers l’e-carte bleue ou la signature électronique par téléphone mobile, ce sont surtout les banques qui cherchent à se protéger contre la fraude, car le consommateur est déjà protégé contre celle-ci, étant donné qu’il peut toujours contester le paiement par carte à partir du moment où son code secret ou sa signature n’étaient pas requis, et être ainsi remboursé par sa banque.

Source : Yahoo ! Actualités