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Le Président de la République déclarait dans le Journal du Dimanche du 8 juillet 2007 sa volonté de déployer un vaste plan de vidéosurveillance dans les transports, ce qui n’est pas sans inquiéter le Président de la CNIL, Alex Türk.
C’est sous l’impulsion du modèle britannique que Nicolas Sarkozy a décidé la mise en place de cette « société de surveillance » (il y a 25 millions de caméras au Royaume-Uni contre 1 million en France). Il pense ainsi pouvoir mener une lutte efficace contre le terrorisme.
La CNIL ne se dit pas contre la vidéosurveillance, seulement elle se sait incapable de gérer la nouvelle vague de travail que cela va enclencher. Les demandes des citoyens sont déjà nombreuses, et elles ne cessent de s’accroître. Si on ne lui accorde pas plus de moyens, la CNIL ne pourra pas vérifier la finalité du projet et éviter les dérives.
À ce jour, elle a déjà reçu le nombre de demandes qu’elle avait reçu l’an dernier, sans compter qu’elle a 3000 dossiers de retard. Le Président de la CNIL déplore cet état de fait et se dit « extrêmement angoissé car nous n’avons pas les moyens de remplir notre mission ».
La CNIL se place comme le parent pauvre de ses homologues européens : les allemands sont 400 et les anglais 250 alors qu’en France on ne compte que 95 collaborateurs. Le Président de la CNIL réclame un doublement des moyens de la Commision sur les cinq ans à venir, ce qui permettrait de créer une dizaine de délégations interrégionales.