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Jusqu’à présent le nouveau protocole d’adressage de l’Internet n’était qu’une vaste nébuleuse, une sorte de chimère ayant subi quelques tests scientifiques à peine qui tardait à sortir du placard des opérateurs.
C’est maintenant chose faite, puisque l’IPv6 est entrée en fonction au pays du Soleil levant.
Pour les retardataires, précisons que cela va permettre d’attribuer un nombre beaucoup plus importants d’adresses IP sur le réseau des réseaux.
En effet, la norme actuelle, l’IPv4, composée de 4 groupes de trois chiffres, ne permet que 4 milliards d’adresses environ. Or, le fort développement de l’Internet ces dernières années et la multiplication des applications de type extranet commencent à étouffer le Réseau.
Il était donc temps de passer à la vitesse supérieure.
Et c’est le Japon qui a sauté le pas en premier. Fort d’un marché intérieur hyper-consommateur de nouvelles technologies, ce ne sont maintenant pas moins de 10 000 internautes nippons et 17 fournisseurs d’accès internet sont connectés en IPv6.
Le ministère des télécommunications japonais estime la taille du marché à 11965 milliards d’euros en 2010, puisque ce protocole Internet concerne tous les domaines industriels, les télécoms bien sûr, mais aussi l’industrie automobile, le secteur médical, l’immobilier, etc.
En effet, ce second souffle de la disponibilité des adresses IP sur le Web permettra d’y connecter un nombre considérable de dispositifs comme les navigateurs automobiles, les capteurs intelligents et toutes sortes d’appareils pouvant devenir des liens sur la Toile.
Au Japon par exemple, il existe des collectivités locales qui utilisent déjà l’IPv6 pour une surveillance médicale à distance des personnes âgées.
Gageons que la multiplicité et la complexité croissantes des produits et services passant sur le Réseau va certainement amener une explosion des contentieux non seulement déjà présents sur le Net mais également futurs...
Source :
L’Atelier