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Pouvez-vous nous présenter votre cabinet ?
Nous avons cinq départements : Sciences de la Vie, Sciences de l’ingénieur (télécoms et informatiques), Marques à l’international ainsi qu’un autre département Marques plutôt orientée PME/PMI (marques, droits d’auteurs, dessins et modèles...).
Nous avons créé en 2003 un département "Droit et Economie" qui traite l’ingénierie financière et fiscale de la propriété industrielle au sein d’une société et dans les partenariats, et notamment l’évaluation financière de brevets, marques ou logiciels sur la durée. Nous avons également développé des indicateurs des actifs incorporels pour la gestion stratégique de portefeuilles de brevets, marques et savoir-faire.
Le cabinet comporte 50 personnes (dont 5 associés) et est certifié qualité ISO 9001. Il est organisé autour d’équipes autonomes, sortes de mini-cabinets, composées d’un manager (10 ans d’expérience), d’environ 2 seniors ayant 5 à 7 ans de pratique professionnelle et de 3 ou 4 juniors (jusqu’à 3 ans d’expérience) épaulés par un ou deux stagiaires.
Lorsque l’on consulte le site de votre cabinet (www.breese.fr), on constate que vous avez beaucoup écrit sur la marque olfactive. D’où vous vient cette "marotte" ?
En fait, cela a commencé après une conversation avec un client dont l’entreprise possède des signes odorants et qui m’avait déclaré : "Dans mon domaine, rien ne se protège."
J’ai alors entrepris de relever le défi.
Ma formation de physicien m’a permis de comprendre les différentes techniques capables de comparer et d’identifier les fragrances, et d’ouvrir ainsi la voie vers l’application du droit d’auteur et du droit des marques au domaine des signes olfactifs.
Dès lors nous avons souvent défendu des thèses audacieuses et nous avons été parmi les premiers à déposer des marques olfactives.
Le travail de conseil en propriété industrielle demande beaucoup de travail notamment au niveau de la veille tant juridique que scientifique. Comment vous êtes-vous organisés ?
Nous avons une personne à temps plain qui mène ce travail et qui est chargée de la diffusion de l’information en interne. Ses sources sont principalement Internet et les abonnements aux bases spécialisées.
Par exemple, pour les recherches de brevets, nous utilisons beaucoup la base Delphion, l’ancienne base gratuite d’IBM largement enrichie et renforcée depuis son rachat par Thomson & Thomson. Bien que devenue payante depuis deux ans, nous continuons à l’utiliser car je la trouve beaucoup plus ergonomique et complète que ses concurrents.
5) Vous venez d’accepter de parrainer le Concours LEGAL BIZNEXT. Qu’en attendez-vous ? Quelle est votre politique de stage ?
En fait, je suis curieux avant tout. Et puis, ce sera peut-être l’occasion de repérer de bons éléments. Qui sait ?
Nous souhaitons surtout encourager ce travail d’approfondissement et de réflexion. Ce type d’initiative nous apparaît comme essentielle pour développer l’intérêt pour ces matières.
Pour ce qui est de notre approche des stagiaires, nous suivons un parcours classique. Il s’agit de juristes ou d’ingénieurs et les bons étudiants repérés en cours ont bien évidemment la priorité pour d’abord exercer un stage, puis pour une éventuelle intégration au sein du cabinet qui comporte près de cinquante personnes actuellement.
Propos recueillis par Sébastien Guerrero.