
|
|
Jouez au quiz Diffamation et testez vos connaissances ! |
|
ANNUAIRE DE SITES JURIDIQUES : |
|
|
ANNUAIRE DES PROFESSIONNELS DU DROIT DES AFFAIRES : |

Je suis avocat depuis 10 ans dans le domaine de la propriété intellectuelle. J’ai prêté serment à 21 ans. Je suis devenue associé à 29 ans. J’ai commencé d’abord comme stagiaire chez Klein, devenu depuis le cabinet Klein-Goddard Associés.
Puis, j’ai évolué vers une structure totalement différente qui était FIDAL. Je cherchais à me rapprocher de l’activité de consulting du réseau KPMG (Klégal). J’y ai connu un sentiment de perte d’indépendance, mais cela reste une grande expérience car j’ai pu avoir une approche plus business et opérationnelle du métier, et le plaisir de travailler avec le professeur Jérôme Huet.
En octobre 2002, je suis enfin arrivée au Cabinet PDGB qui est un cabinet dynamique avec une forte rentabilité, et composé de plusieurs pôles d’activités (fiscal, droit des affaires, contentieux, concurrence / distribution, social...) tous complémentaires.
2) Pourquoi les NTIC ? Vous y aviez des intérêts personnels ?
Je suis titulaire d’un 3e cycle en droit des affaires et d’un certificat de spécialisation en PI.
Au début, je faisais essentiellement de la PLA et des marques. Le Net change les choses. Chacun y gagne en visibilité et en complémentarité des différents médias ; c’est finalement tout un ensemble de services qui participent à la notoriété d’une entreprise ou d’un produit.
J’ai toujours été fascinée par la créativité de nos clients qui nous poussent justement à être inventifs dans nos montages. C’est pour cela qu’il faut rester constamment en alerte quant à l’actualité (juridique, technique, financière, et économique) très forte de ce droit.
3) Avez-vous des remarques à faire concernant la pratique juridique dans cette branche du droit ?
Comme je vous le disais, cette branche nécessite une veille quotidienne qui peut aller de la page saumon du Figaro au site Grandlink (NDLR : site dédié à la musique). Et bien sûr, LegalBizNext !
Il faut avoir les yeux ouverts constamment. Cela permet d’ailleurs une remise en cause profonde de nos connaissances ; et là, je pense notamment aux directives droit d’auteur et droits voisins, Paquet Télécom, LEN... qui vont bouleverser notre code de la propriété intellectuelle. A mon sens, il est indispensable d’avoir une vision globale et transversale.
C’est pour cela que je crois qu’il s’agit d’un domaine où il faut être passionné. Je le vois avec mes clients, car je suis très présente sur le terrain, je me déplace souvent dans l’entreprise afin de m’imprégner de sa culture et comprendre "l’esprit maison". C’est un accompagnement juridique et culturel qui s’inscrit dans une démarche de partenariat. C’est pourquoi je tente d’établir une collaboration effective avec les juristes d’entreprises, qui sont souvent les plus aptes à nous épauler et à nous aider.
4) Votre rôle au sein de PDGB ? Décrivez-nous votre manière de travailler.
J’ai intégré ce cabinet avec la responsabilité de développer un département "Propriété intellectuelle et Nouvelles technologies". Nous sommes surtout présents en propriété industrielle (marques, dessins & modèles, brevets...), droit d’auteur et droit de l’informatique.
Nous travaillons en équipe et mon frère Benjamin Jacob, qui travaille avec moi depuis près de 4 ans, m’offre une excellente complémentarité car son expertise est plus tournée vers l’informatique alors que la mienne s’oriente plutôt vers les médias.
Dans le cadre du développement de l’activité, nous pensons recruter d’ici à la fin de l’année pour atteindre un effectif de cinq collaborateurs. J’aimerais d’ailleurs dire aux jeunes avocats qu’il faut qu’ils s’accrochent, car ce n’est pas parce que la morosité est d’actualité qu’il n’y a pas d’avenir dans cette branche. Bien au contraire !
5) Pourquoi avoir fait le choix d’avocat associé ?
Cela m’apparaissait comme une suite logique, une évolution naturelle, notamment par rapport à mon indépendance et à mon autonomie dans la façon de gérer mes clients. Ce sont d’ailleurs ces aspects qui nous donnent de la crédibilité, et ce, tant d’un point de vue externe qu’interne. Pour ma part, mais cela n’engage que moi, je pense que la profession s’accommode mal du salariat.
6) Le mot de la fin ? Une réflexion générale ?
Je dirais que le droit de la propriété intellectuelle et des NTIC est une spécialisation en pleine évolution. Il y a eu une période où l’on a parlé de "droit de l’Internet" alors qu’il s’agit seulement d’une évolution naturelle, de l’adaptation de notre droit à un nouvel environnement numérique.
J’ajouterais aussi que la France arrive petit à petit au même niveau que les Anglo-Saxons, en termes de prise de conscience des enjeux liés à la protection et à la valorisation du patrimoine des droits incorporels appartenant aux entreprises. La transversalité avec les autres branches du droit devient incontournable. Ce n’est que le début de l’aventure...